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Bourgeoise-Bohême.over-blog.com

Sans liberté de créer et de blâmer, il n'est guère d'Eloge flatteur.Ce blog héberge les textes et photos vintage de Bourgeoise Bohême Creative common License:Le contenu de ce blog n'est pas libre de droit. Il est possible de le partager à condition d'en citer sa source. Pour toutes questions supplémentaires concernant son utilisation merci de me contacter par mail: agnesGlapeste@yahoo.fr ou sur twitter @BourgeBoheme ou sur #OccupyLaPlage

UN CONTE DE PRINCE CHARMANT! #DPDP

Publié le 3 Décembre 2013 par DPDP Des Planches Des Palmes

UN CONTE DE PRINCE CHARMANT! #DPDP

Hélas je ne sais plus vraiment quelle mouche pernicieuse m'avait encore piquée, alors que je décidai de me pointer un soir d'hiver à cette mémorable cérémonie de voeux protocolaires, une parmi le marathon des vœux, après une harassante journée, où j'avais perdu tous mes triples A assez bêtement dans un plan social des ultra-banques accumulantes! "Tu vœux ou tu vœux pas?" me dis-je..."Oui je le vœux bien"! Je dus goûter au buffet le plus austère, qu'il me fut donné d'affronter!...Et Dieu sait que j'en avais vus des buffets, mais celui-là avait quelquechose d'obscène, car il nous forçait à louer le sens de l'économie et de la parcimonie des hôtes du lieu, alors que ces mêmes hôtes menaient grand train d'ordinaire, bien conscients de claquer les économies de leurs clients et contribuables, tout le reste de l'année avec une application défiant les fondamentaux du calcul mental! Oui nos hôtes semblaient vouloir nous faire oublier leur train de vie annuel précisémment à l'occasion de leurs voeux et nous donnaient à contempler notre propre misérabilisme, avec ce buffet famélique et même notre médiocrité, réduits que nous en étions à accepter de financer chaque jour leur train de vie protocolaire en toute légalité et sans broncher, avec un sourire de "rigueur" obligatoire le jour des vœux où la rigueur justement était servie en plat froid! C'est alors que ça commença à bourdonner trop fort dans mes petites oreilles... Là-debout accoudée au buffet, grignotant faute de mieux des verrines de bulots et buvant de l'eau, me disant qu'il manquait juste du pain rassi ou perdu en guise de dessert, un peu comme dans une farce ou une pantalonnade! Ma gourmandise demeurait ineluctablement intacte, mes papilles étant affreusement titillées par l'absence injuste d'un fumet de plats roboratifs et goûteux ! Et c'est précisément à ce moment là où j'en étais rendue de mes réflexions et sensations gustatives, que débarqua opportunément, celui que je nommais alors " Le prince charmant", un énarque "politifiant de banlieue" extravagant et alors encore très séduisant à l'époque et son ami " Le prince des ténèbres" aux yeux lunaires, ultra-titré et très bourgeois de Calais et à l'indignation à géométrie variable. Bref deux enfants terribles de la politique, à l'ambition démesurée mais justifiée (vu leur jeune âge relatif dans un milieu politique très hostile ).Ces deux princes briguaient et brigueront encore matin, midi et soir avec application, un maroquin ministériel ou un secrétariat d'Etat entre un match de "polo de rugby" et "une partie de chasse au scrabble" dans des "cénacles" ou des "stadium", en attendant un changement mais lequel? Mais revenons donc au ballet princier qui se déroula autour du buffet maigrelet ....Pendant que le prince charmant me faisait "la surprise" habituelle et convenue, de venir me saluer, passablement émoustillé, en se lançant dans une conversation endiablée (que même une mère supérieure en aurait égaré sa robe et sa coiffe) je m'aperçus que le Prince des ténèbres aux yeux-lunes, était en arrière plan tout seul, silencieux, discret, posté à deux mètres, nous observant avec son regard étrange et sombre, le Prince Charmant et moi déjà lancés dans un dialogue assez primesautier et joyeux! Puis le Prince des ténèbres jugea bon de venir me compter fleurette, dès que je congédiai dans un soupir le Prince Charmant qui tourna casaque avec panache mais tout en restant posté à quelques mètres en faction. Le Prince des ténèbres et le Prince charmant faisaient mine de s'ignorer superbement, comme si jamais devant moi, ils ne s'étaient rencontrés auparavant de leur vie! Et ça en devenait même cocasse cette indifférence feinte entre eux, sachant que les deux princes festoyaient régulièrement ensembles, donc je fis mine à mon tour de n'en rien savoir de leur complicité alors qu'ils s'étaient passablement évertués de concert à orchestrer avec une concupiscence féroce et méticuleuse des noyades politiques avec orgueil et succès.Cette fois-ci je les toisais un peu comme "des fieffés gredins" qu'ils auraient pu être en définitive et je demeurai parfaitement immobile ébahie par leur joli manège culotté de princes rivaux à cet instant précis! Finalement, ce fut bien ici, devant ce buffet dégarni, me renvoyant irrémédiablement aux fastes institutionnalisés des hôtes du lieu et aux privations et restrictions de l'année à venir, observant le ballet des Princes virevoltants, confondant et troublant, s'il en est... C'est donc à ce moment précis, que je décidai en une fraction de seconde, de m'éclipser telle une Cendrillon un peu félone! Mes bottines rouge à talons compensés faisant office de bottes de sept-lieues, je me sentais prête à gravir des montagnes pour fuir en cet instant solennel "Le fameux cérémonial des voeux!", cet incroyable et génial "Maelström de princes virevoltants" digne d'un gala de jeunes premiers infatués! Oui, c'était cela, il fallait fuir derechef et aller respirer l'air pur dans le silence des petites rues pavées de la rive gauche, loin des agapes ratées et subterfuges princiers! Enfin s'asseoir sur un parapet bien sagement, seule, ma capeline rouge de chaperon aux emmanchures ballons en fourrure, me servant de plaid et contempler solitaire et médusée, le reflet luisant dans une flaque d'eau d'un éclat de lune solennel dans un silence monacal puis se dire paradoxalement après l'avoir fuie, que c'était vraiment "The place too bees" cette cérémonie de voeux" et qu'un mendiant qui serait passé par là aurait sûrement apprécié le ballet égotique des Princes virevoltant devant un austère banquet dans un somptueux hôtel particulier de la rive gauche devant celle dont ils s'évertuaient de concert à sceller le déjà maigre destin politique.

UN CONTE DE PRINCE CHARMANT! #DPDP
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