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Sans liberté de créer et de blâmer, il n'est guère d'Eloge flatteur.Ce blog héberge les textes et photos vintages d'Agnès Bourgeoise Bohème Creative common License:Le contenu de ce blog n'est pas libre de droit. Il est possible de le partager à condition d'en citer sa source. Pour toutes questions supplémentaires concernant son utilisation merci de me contacter par mail: bourgeoisebohem@yahoo.fr ou sur twitter @BourgeBoheme


"L'affaire de la Contrescarpe" chapitre 1 #pamphlet #politique

Publié par Bourgeoise Bohême sur 27 Juillet 2018, 11:23am

Catégories : #Pamphlet, #politique, #Edito

"Carnaval de la Contrescarpe." gravure dâtée de la fin du 18e siècle.

"Carnaval de la Contrescarpe." gravure dâtée de la fin du 18e siècle.

"L'affaire de la Contrescarpe ! "
(Chapitre 1)


Nul ne sût plus vraiment où trouver la vérité, en cet amas de salmigondis et ce fatras d'élucubrations, supputations et autres péroraisons de salon où excellaient à l'unisson les ennemis de la couronne rassemblés en un Tribunal protocolaire dressé à la Haute Chambre à l'occasion du désormais funeste et célèbre événement! ("Mais lequel?!!!" me direz-vous...)

...Un général à la gueule enfarinée et à la mine compassée fut d'abord convié à témoigner au Tribunal de la Haute Chambre, et son récit évoqua bien "un certain Maure malotru qui avait cru donner des ordres à un moment...et s'était pris pour "le calife à la place du calife"...Le Général rentrant tout juste d'un front en terres bio d'Orient, affectionnait tout particulièrement le vocable arabisant tout en volutes imagées.

 Il y avait aussi un jeune Rastignac maladroit, qui lui, avait cru tenir un instant le Tribunal de la Chambre Haute, mais qui hélas, était tombé bien bas, car il fût vite rabroué et moqué publiquement par la Présidente du Tribunal toute acquise au Monarque juvénil et s'effondra en larmes comme un bébé puis se fit porter pâle laissant son siège vacant à gauche de la Présidente, tel un cratère béant.

Puis ce fut au tour d'une sorte de haut commis de la Monarchie, en charge des peines capitales, d'être à plusieurs reprises convoqué au Tribunal de la Haute Chambre et il fut sommé de confesser publiquement ses erreurs, dans un exercice  humiliant et répétitif (si tenté qu'il en ait commises d'ailleurs des erreurs) Il se lança pour sa défense, dans une description minutieuse et ennuyeuse, un peu larmoyante, de sa charge de travail administratif et périlleuse et de la haute gestion de la chose publique sécuritaire.

Et pendant ce temps là, la Reine blonde des Huns et Wisigoths à la voix rocailleuse, qui avait perdu la guerre nationaliste du trône sur le Front, un an auparavant face au Roi juvénile et sa reine mère costumée, se refaisait une beauté en écoutant les aveux des uns et des autres, s'étant retrouvée à siéger lourdement au Tribunal de la Chambre Haute.

Le grand Chambellan et quelques-uns de ses sous-fifres gratte-papiers furent également convoqués à leur tour au Tribunal et bafouillèrent quelques explications verbeuses et technocratiques au sujet de l'épineuse affaire mauresque de l'impétrant jeune Duc, qui avait osé gravir un sentier escarpé et s'était retrouvé nez-à-nez avec des freluquets d'estaminets assez avinés, et s'en était suivie la scène tragique, que tous connaissaient désormais où le jeune Duc avait dû faire usage de la force pour contrer les freluquets, jouant de son épée et de son bouclier dans des gesticulations brutales et parfois assez incongrues! 

Néanmoins nul n'aurait su dire malheureusement à ce stade, comment on en était arrivé à un tel drame et de surcroît bien malin eût été celui qui aurait pu informer le Tribunal, avec la certitude due à son rang, des tenants et aboutissants de cette affaire croquignolesque et mauresque de Duc égaré sur un sentier escarpé et forcé de contrer des freluquets échappés d'un troquet sur une place! 

C'était sans compter sur la rouerie et la fellonie des vieux Marquis du Royaume siégeant au Tribunal de la Haute Chambre, qui outrés et dépités de devoir se soumettre, jours après jours, à la volonté et aux désirs de grandeurs du Monarque juvénile et de sa Reine mère costumée... avaient échaffaudé en catimini un plan, afin de sortir la tête haute de cette mésaventure politique sans lendemains, ni début, ni fin d'ailleurs, désormais appelée l'affaire de la "Contrescarpe" telle une chausse-trape!

La piste mauresque du Duc déchu, allait finalement mener cet unique ensemble de Nobles et nobliaux à déposer deux (et pas une!) " motions de censure" sortes de verbiages couchés en lettres d'or sur deux parchemins distincts scellés par deux sceaux mais aux armoiries de plusieurs domaines respectifs des Marquis insurgés, alliés de circonstance dans l'adversité et participant à l'unique Fronde (pas deux) contre le Royaume...

Ainsi dans le cadre de "l'affaire de la Contrescarpe" des écrits verbeux iraient succéder aux échos des blablas et autres oraisons funèbres entendues au Tribunal et ça et là chez des échotiers peu scrupuleux du Royaume, à l'encontre du Monarque juvénile et de sa cour, afin de ne laisser entrevoir à ces derniers aucun répit dans l'exercice d'un absolu pouvoir! 
À suivre donc... 

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